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Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
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La Scène de roman, méthode d’analyse

Armand Colin, collection U, 2002, 256 p.

    En partant de la scène pour analyser le roman, cet ouvrage privilégie une dimension concrète du texte littéraire : la théorie doit partir de représentations simples pour être à la fois compréhensible et utilisable.
    La scène est abordée non comme un problème de temporalité, mais comme ce qui dans le roman relève de l’espace et d’une dimension visuelle, plus familière que l’armature rhétorique du discours au lecteur contemporain baigné par la civilisation de l’image.
    Le but est de saisir la scène comme phénomène en évolution dans l’histoire : qu’est-ce qui, dans le roman du moyen âge, préexiste à la scène ? Quelles sont, à la fin du dix-septième siècle, les structures formelles de la scène qui se mettent en place ? Comment, au dix-huitième siècle, la scène se généralise-t-elle dans le roman ? Qu’est-ce qui, au dix-neuvième siècle, articule le nouveau dispositif de la scène à la révolution culturelle que représente l’invention de la photographie ? Comment, enfin, le nouveau roman met-il en scène la destruction de la scène romanesque ?
    Chaque chapitre, à partir d’une scène célèbre, confronte les instruments théoriques d’analyse aux données historiques et contextuelles nécessaires pour analyser efficacement le texte. Schémas, gravures et peintures jalonnent la progression méthodique qui est proposée. Un index récapitule en fin d’ouvrage les notions essentielles.

Voir ci-dessous la table des matières

Comptes rendus : Philippe Ortel sur Fabula ;
Marie-Thérèse Mathet, Revue d’Histoire Littéraire de la France, année 2004, n°4 ;
Richard Bales dans French Studies (2003) 57(4) ;
note de lecture dans Histoires littéraires, n°11, Roman (I) ; compte rendu de Richard Vales, French studies, 2003 57: 570

Introduction

I. Modéliser la scène : quelques outils d’analyse
    La scène comme mise en échec de la logique discursive
    La scène comme transgression de performance
    Méthode
    Dix heures sous le tilleul : un exemple stendhalien
II. Histoire de la scène
    Avant la scène, l’interdit du regard
    L’ut pictura poesis, acte de naissance de la scène
    La scène comme supplément de l’agon
    La déconstruction de l’écran classique : dissémination, communication
    La scène et l’autre scène

Chapitre 1 : Trois gouttes de sang sur la neige. Perceval ou la parodie de la performance

I. Un roman d’aventures
    Les contre-performances de Perceval
    Dialogue heuristique et retour au code
    L’atemporalité du lieu
    Le personnage comme déconstruction du code
II. De drôles d’objets
    La « chose » comme merveille
    La « chose » comme signe et comme symptôme
    La « chose » comme fétiche
III. L’obsession du lieu
    De la « chose » du conte aux « choses » de la quête
    La fermeture des lieux
    En-deçà de la clôture, la scène
Conclusion
    Parodie, scandale
    La « chose »
    L’articulation du temps et de l’espace

Chapitre 2 : Renaud dans le jardin d’Armide. Le Tasse ou la découpe du regard

I. Quand le combat devient spectacle : la métaphore théâtrale
    Le spectacle comme retrait
    La coupure sémiotique
II. La perspective comme dispositif d’interposition (Brunelleschi, Alberti)
    L’expérience de Brunelleschi
    L’intercisio d’Alberti
    Les écrans du Tasse : Armide aux pieds de Godefroi
III. Un espace pré-scénique : la forêt du chant XIII
    Le lieu comme engloutissement : château d’Armide et bergers d’Arcadie
    Le lieu comme espace vague
    Frapper le lieu d’interdit : le geste d’Ismen
    La forêt comme dispositif : vers la scène
IV. L’avènement de la coupure sémiotique : le jardin d’Armide (chant XVI)
    Le labyrinthe
    Les portes
    L’intercisio albertienne
    Du cristal de Narcisse au diamant de l’altérité
    La séparation d’Armide
Conclusion
    Un espace restreint et clivé : la double découpe
    Du lieu de la quête à l’espace scénique
    Fonction déconstructive de la scène : subversions de la performance
    La raison et la technique comme valeurs de la scène
    Renaud contre Tancrède

Chapitre 3 : L’aveu. La Princesse de Clèves ou l’écran classique

I. La norme romanesque classique : vraisemblance contre réalisme, bienséances contre psychologie
    Le modèle réaliste de l’écriture romanesque
    La vraisemblance classique
    Le code de bienséances
II. La scène comme spectacle des bienséances transgressées
    Paradoxe de la représentation classique
    Contradiction de la narration classique
    La scène de l’aveu : dérapages préliminaires
III. Dispositif et écran
    L’installation du dispositif
    L’écran de la scène : écart et coupure
    Logique discursive
    Logique iconique
IV. Quand la merveille résiste à l’écran : la scène du portrait
Conclusion

Chapitre 4 : Suzanne refuse de prononcer ses vœux. La Religieuse de Diderot, ou la scène comme révolte

I. De la mystification à la performance : problèmes d’énonciation
    La Préface-annexe, ou le roman entier comme dispositif
    Effets pervers de la mystification
    Exhibition et camouflage : la double énonciation
    La scène dans son rapport avec la performance
II. Suzanne refuse de prononcer ses vœux
    Situation
    L’espace de la scène : représentation et communication
    La révolte intime
    Logique discursive, logique iconique
    L’écran sensible, ou l’ouverture d’un second point de vue
    Une autre scène pour un même scandale : Challe avant Diderot
    Richardson
III. Économie générale de La Religieuse : la déconstruction de la performance
    Le refus de la performance
    La performance décalée
    Evacuation de la performance
    Conclusion
    L’instant prégnant comme représentation du dédoublement symbolique
    Le dédoublement scénique

Chapitre 5 : Saint-Preux dans la montagne. Le transport rousseauiste

Résumé de l’intrigue
I. Un nouveau modèle pictural : Vernet
    Scène intime et scène sublime : le paysage-état d’âme
    Glissement des oppositions et structuration du texte
II. La scène comme transport
    La profondeur géométrale, l’effet scopique, la distanciation symbolique
    Vers un objet total
    Le « moi » comme temple
    De la cause à la chose
    Sublime inadéquation
    Le sonnet de Pétrarque à Colonna : la colonne comme parergon
    L’état de nature est l’autre scène
III. Le retour du féminin
    La vue comme toucher : déconstruction de l’écran classique
    Fétichisme du vêtement et absentement de l’objet
    La bosse, envers abject de la chose
    Imprégnation féminine du lieu
    Locus amoenus
IV. La promenade sur le lac
    La promenade comme dispositif
    La culture comme parergon
    Système d’oppositions
    L’ignition scénique
    Les monuments des anciennes amours : la nouvelle thé`tralité
Conclusion
    Le nouvel espace de la scène
    De la chose au « quelque chose »

Chapitre 6 : Rastignac chez Mme de Restaud. Balzac ou l’écrasement scénique

I. La scène comme réduction
    L’échiquier, l’abordage : déconstructions balzaciennes de la narration
    Le personnage comme lieu scénique
    L’énigme, le mystère
    De la transgression à la brutalité : le paradigme du citron pressé
    L’écuelle aux tourterelles, objet scénique
II. Rastignac chez Mme de Restaud : la scène comme mise en question du lieu
    Situation
    Avant la scène, une « aventure » qui fait tableau
    Parodie de performance théâtrale : la parole comme matière
    Les lieux de la scène
III. Rastignac chez Mme de Restaud : la scène comme écran
    L’incompréhensible : extériorité du code
    Les trois enjeux de la scène
    Le renversement de situation
    Verticalité du nom
    Le nouveau rapport du géométral et du symbolique
    Déconstruction de la quÕte
    La scène de la porte-cochère
    L’échange des regards dans le premier salon
    Scène de devant, scène de derrière
    Écrans indiciels
Conclusion

Chapitre 7 : Gilberte derrière les aubépines : Proust, ou la scène comme superposition

I. L’abandon du modèle théâtral : superposition et pétrification
    La superposition comme principe de la mise en espace du texte
    La scène originaire
    La pétrification
II. La promenade des aubépines : nature de l’écran scénique proustien
    Au commencement, les lilas, odeur et couleur de l’interdit
    La double barrière : fétichisation de l’écran
    Les trois temps de la cristallisation
    Premier signe : « Un couffin oublié à côté d’une ligne »
    Un deuxième indice : le bourdonnement des aubépines
    L’écran comme tabernacle : évitement de la vérité
    L’art et le réel : détournement de l’image chrétienne
III. La scène des aubépines : de l’écran au punctum
    La liaison indicielle
    De l’indice à la chair : biscuit et rosette
    De la chair à la mort : le petit pan de mur jaune
    L’apparition de Gilberte
    De l’œil-fenêtre au regard pétrifié
    Le geste indécent
    De l’indiciel au virtuel : le punctum
Conclusion

Chapitre 8 : La Poignée de porte de tante Berthe. Le Planétarium ou les marges de la scène

I. Théâtralité du Planétarium
    Une comédie de boulevards ? Structure du roman
    Marges de la scène : le décentrement du dispositif de la représentation
    La projection intérieure
    L’écran comme chose
II. De l’écran à l’abject, de l’abject à la chose : dispositif du texte sarrautien
    L’image-écran
    Renversement abject, puis pétrification
    La mère, enjeu du dispositif
    L’écrasement, un plaisir oral
    L’absentement du regard, symptôme de la dissémination du père
III. La poignée de porte de tante Berthe
    Installation ratée d’un ancien dispositif
    Définition du punctum
    Hantise et conjuration
Conclusion