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Concert au château d’Adamas (L’Astrée, 1733, III, 5) - Guélard
Concert au château d’Adamas (L’Astrée, 1733, III, 5) - Guélard Graveur : Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755

Cette notice fait partie d’une série : L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12 (pièce ou n° 29 / 60)

Datation : 1733

Source textuelle : L’Astrée, 3ème partie, 1612 Livre 5, éd. 1619, folio 171-177

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Y2-7043
Notice n° B5566   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Discours d’Astrée et d’Alexis au château d’Adamas (L’Astrée 1633, III, 5)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »

Analyse de l’image :
     Nous sommes au tout début du livre 5.
    Hylas à droite à la harpe (ici plutôt un luth) et Sylvandre de dos à gauche à la musette font un concours de chant. (Folio 177 recto) Mais l’essentiel se passe au fond à droite.
    Ce concours de chant a été sollicité par Paris, mettant fin à l’entretien d’Astrée et d’Alexis-Céladon à la fenêtre (au second plan à droite sur la gravure), Astrée montrant à sa compagne le Lignon et le village d’où elle vient, et que Céladon ne connaît que trop…
    Cet entretien est introduit comme suit :
   
    «  Cependant qu’en la presence d’Adamas ces choses se passoient de ceste sorte, les bergers et bergeres qui estoient dans la salle avec Leonide et Alexis, incontinent que la collation fut achevee, reprirent les divers discours qu’ils avoient laissez : Mais Alexis et Astree, pour n’estre point interrompuës, se prenant soubs les bras, se mirent à promener d’un bout à l’autre de la salle, qui ne fut pas une petite commodité pour Alexis : car en ces divers tours elle pouvoit plus aysément cacher les changemens de son visage, et excuser mieux les discours interrompus qu’elle luy tenoit. Astree qui n’estoit pas moins transportee de voir devant elle un visage si ressemblant à celuy de Celadon, ne pouvant dissimuler son contentement, fut bien ayse que ceste commodité de parler à Alexis luy fut donnee en se promenant, tant pour n’estre point ouye de personne qui la peust interrompre, que pour pouvoir avec plus de liberté luy representer l’affection qu’elle luy portoit. » (F171r)
   
   Astrée oriente la conversation sur le gui. Il a été partiulièrement abondant cette année dans son village :
   
    « Mais, dites moy, belle Bergere, ce Guy duquel nous parlons, en quel lieu a-t’il esté trouvé ? - Si le Soleil, respondit Astree, vous permettoit de vous mettre à la fenestre, je le vous ferois voir d’icy. » (F171r)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 16/12/2017
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/12/2017
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.