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Damon, Halladin et Adraste surpris par Paris (L’Astrée, 1733, III, 1) - Guélard
Damon, Halladin et Adraste surpris par Paris (L’Astrée, 1733, III, 1) - Guélard Graveur : Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755

Cette notice fait partie d’une série : L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12 (pièce ou n° 25 / 60)

Datation : 1733

Source textuelle : L’Astrée, 3ème partie, 1612 Livre 1, éd. 1619, 14v-19v

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle
Dispositif : Scène (espace vague/espace restreint)

Objet indexé dans l’image : La scène est observée par effraction

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Y2-7043
Notice n° B5562   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Pâris épiant Damon et Halladin (L’Astrée, 1633, III, 1) - Rabel

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »

Analyse de l’image :
    Paris se promenant dans le pré devant le temple d’Astrée voit arriver un chevalier (Damon) et son écuyer (Adraste) :
   
    « Il vid donc qu’aussi tost qu’ils furent entrez dans le pré, et qu’ils eurent apperceu l’agreable fontaine, qui estoit à l’entree du Temple, le Chevalier voulant mettre pied à terre, l’autre, qu’il jugea estre son Escuyer, courant promptement, luy tint l’estrieu et print son moderne cheval, que débridant, sans respect du lieu, il laissa paistre l’herbe sacree : Cependant le Chevalier se coucha aupres de la fontaine, où s’appuyant d’un coude, et s’estant deffait de l’autre main son heaume, prit deux ou trois fois de l’eau dedans la bouche, et s’en refreschit et lava le visage. Paris le voyant desarmé, creut que son intention n’estoit pas de faire du mal à personne, et cette opinion luy donna la hardiesse de s’en approcher d’avantage, se cachant toutefois le plus qu’il pouvoit dans l’espaisseur des arbres, entre lesquels il vint si pres d’eux, qu’il pouvoit voir et ouyr tout ce qu’ils faisoient et disoient. » (éd. 1619, 14v-15r)
   
   Damon se désespère et Halladin le réconforte : Damon a été calomnié et sa maîtresse Madonthe est partie avec son rival Tersandre. Survient alors Adraste :
   
    «  Cependant qu’il parloit ainsi, et que Paris n’en perdoit une seule parole, le miserable Berger Adraste venoit chanter à haut de teste des vers mal arangez, et sans suitte : Ce malheureux Amant depuis le jugement que la Nymphe Leonide donna contre luy, en faveur de Palemon, ressentit tellement la separation de Doris, que n’en ayant plus d’esperance l’esprit luy en troubla : il est vray qu’encores avoit-il quelquefois de bons intervalles, et lors il parloit assez à propos : mais incontinant il changeoit et disoit des choses tant hors de sujet, qu’il esmouvoit à pitié ceux qui le cognoissoient, et contraignoit de rire les autres. Et parce que son mal estoit venu d’amour, cette impression aussi comme la plus vive et la derniere, luy estoit tellement demeuree en la memoire, que toutes ses folies n’estoient que de ce suject, et lors que les bons intervalles luy permettoient de se recognoistre, il ne les employoit qu’à se plaindre de la rigueur de Doris, de l’injustice de Leonide, de la fortune de Palemon, et de son propre malheur. Ces estrangers se teurent pour l’escouter, mais malaisément eussent-ils peu entendre ce qu’il disoit, puis qu’il n’y avoit pas une parole qui se suivist. Luy toutesfois ravy en sa pensee, sans les voir, s’en vint chantant jusques aupres d’eux, et n’eust esté le hannissement des chevaux, peut-estre eust-il passé sans les voir. » (folio 19 verso)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 16/12/2017
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/12/2017
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