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Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

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Ishmichtriss qu’on achève de parer (Rétif, Découverte australe, 1781)
Ishmichtriss qu’on achève de parer (Rétif, Découverte australe, 1781) Auteur : Binet, Louis (1744-1800)

Cette notice fait partie d’une série : Rétif de la Bretonne, La Découverte australe par un homme volant, 1781 (pièce ou n° 4 / 22)

Datation : 1781

Source textuelle : Rétif de la Bretonne, La Découverte australe (1781) Voyages aux pays de nulle-part, Laffont, Bouquins, 1990, p. 1166

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)

Lieu de conservation : Troyes, Médiathèque du Grand Troyes, DG 10149
Notice n° B2065   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Au-dessus de l’image à gauche « I. Vol. 235. »
Titre sous l’image : « Ishmichtriss qu’on achève de parer. »
Légende en note sur la page de droite : « (*) 4.me Estampe : Ishmichtriss, dont on achève la toilette. Elle est sous une tente attachée aux arbres. Son futur sur des échasses lui présente un bouquet. Un coiffeur donne la dernière nuance de poudre à ses cheveux. Une fille de mode passe la tête et les bras par le trou de sa poche. Son cordonnier boucle son soulier. Le père de la Patagone est immobile devant elle. »

Analyse de l’image :
     Victorin et ses fils découvrent l’île des géants Patagons, dont les femmes font douze pieds de haut. Son fils aîné, De-B-m-t, tombe amoureux d’une jeune Patagone, Ishmichtriss. Leur mariage est décidé.
    « Au moyen de petites échelles comme celles des Bibliothèques, [les couturières] prirent les dimensions du vaste corps de la belle, qui ayant atteint sa quinzième année, avait déjà les trois quarts de sa hauteur : car les Patagons grandissent jusqu’à vingt-cinq ans. On lui construisit un bonnet de la forme d’une frégate, avec les agrès, les cordages, les canons, les mâts, les voiles, etc., qui lui fut à ravir, parce que, le bonnet étant vaste, les objets pouvaient y être détaillés avec grâce. Ishmichtris en fut très contente. Mais cette parure n’était que pour le jour du mariage ; on en fit une autre plus seyante et moins vaste, dans le goût le plus exquis, pour le lendemain. On lui essaya un fourreau, qui ressemblait parfaitement aux polonaises actuelles, et n’avait rien de la mauvaise forme que les ouvrières maladroites commencent à y donner ; et au moyen des coudes et de la croupe artificielle qu’on y ajusta, la belle Patagone aurait pu cacher sous ses jupes un régiment entier de nos soldats habillés à la prussienne. Tout l’embarras était de trouver des plumes assez grandes [...]. On envoya à la chasse le frère d’Ishmichtris [...] qui tua une sorte d’autruche dont les plumes des ailes étaient aussi longues que des joncs marins. On les façonna comme on put, on les teignit de différentes couleurs, et on parvint à en faire un panache qu’on assujettit sur la tête d’Ishmichtris avec des fils de platine et des épingles comme de petits leviers. Le grand embarras, ce fut la frisure : les cheveux de la belle Patagone étaient si longs et si rudes, que les deux coiffeurs les plus expérimentés de l’île Christine, célèbres auparavant à Paris, ne parvinrent qu’avec peine à les contourner. Il y réussirent néanmoins, tant ils étaient habiles. L’un d’eux mettaient dans une boucle le bras entier, autour duquel son camarade la roulait ; de sorte que chaque boucle ressemblait fort à des cylindres qui foulent le gazon dans vos jardins stériles. Quant à la chaussure, le cordonnier parisien eut l’art de donner de la grâce au vaste soulier de la belle ; il observa si bien toutes les proportions, fit la pointe si aiguë, le talon si mince, tint le cou de pied si élevé que, lorsqu’Ishmichtris fut en bas de soie, et chaussée en droguet blanc, les Français même convinrent que son pied était le plus mignon qu’une femme de sa taille pût avoir.* »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Troyes, Médiathèque du Grand Troyes
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 14/08/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
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