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Silvandre surprend Céladon et Adamas (L’Astrée, 1733, II, 2) - Gravelot
Silvandre surprend Céladon et Adamas (L’Astrée, 1733, II, 2) - Gravelot Auteur : Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Œuvre signée.
Graveur : Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755

Cette notice fait partie d’une série : L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12 (pièce ou n° 14 / 60)

Datation : 1733

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Objet indexé dans l’image : La scène est observée par effraction

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Y2-7042
Notice n° B1940   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Silvandre surprend Céladon et Adamas (L’Astrée, 1633, II, 2)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à gauche « Guélard Sculp. », à droite « Gravelot inv. ».
Au-dessus de l’image à droite « II. Part. 46. »
2. Après la p. 46.

Analyse de l’image :
    Silvandre se promène seul de nuit dans la forêt :
   
    « Le lieu solitaire, le silence, et l’agreable lumiere de ceste nuict, eussent esté cause que le Berger eut longuement continué, et son promenoir, et le doux entretien de ses pensees, sans que s’estant enfoncé dans le plus espais du bois, il perdit en partie la clarté de la Lune qui estoit empeschee par les branches, et par les fueilles des arbres, et que, revenant en luy mesme, voulant sortir de cet endroict incommode, il n’eust pas si tost jetté les yeux d’un costé et d’autre pour choisir un bon sentier, qu’il ouït quelqu’un qui parloit aupres de luy. Encor qu’il s’entretint en ce lieu separé de chacun pour estre tout à luy-mesme, si ne laissa t’-il d’avoir la curiosité de sçavoir qui estoient ceux qui comme luy passoient les nuits sans dormir, s’asseurant bien qu’il faloit que ce fust quelqu’un atteint de mesme mal qu’il estoit »
   
   Silvandre ne reconnaît pas Céladon et Adamas, mais entend distinctement leur conversation :
   
    « il tourna ses pas du costé où il oyoit parler, et se laissant conduire par la voix à travers les arbres et les ronces qui s’espessissoient davantage en ce lieu, il ne se fut advancé quinze ou vingt pas qu’il se trouva dans le plus obscur du bois assez prés de deux hommes, qu’il luy fut impossible de recognoistre, tant pour l’obscurité du lieu, que pour ce qu’ils avoient le dos tourné contre luy. Il vit bien toutesfois à leurs habits, que l’un estoit Druide, et l’autre Berger. Ils estoient assis soubs un arbre qui abreuvoit ses racines dans la claire onde d’une fontaine, de qui le doux murmure et la frescheur les avoit conviez à passer en ce lieu une partie de la nuict. Et lors que Silvandre estoit plus desireux de les cognoistre, il ouyt que l’un d’eux respondoit à l’autre de ceste sorte : – Mais, mon pere, c’est une chose estrange, et que je ne puis assez admirer, que celle que vous me dittes de ceste beauté : puis que selon vostre discours, il faudroit advoüer qu’il y en a d’autres beaucoup plus parfaictes que celle de ma Maistresse : ce que je ne puis croire sans l’offenser infiniment. Car s’il estoit vray, il faudroit de mesme dire que la sienne ne seroit pas accomplie, puis qu’on ne doit tenir pour telle la beauté qui est moindre que quelque autre : crime ce semble de leze Majesté, soit contre ma Maistresse, soit contre l’Amour. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 25/07/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/12/2017
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