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Alcippe mené yeux bandés chez une Dame (Dend hyrdinde Astrea, 1645) - Petersen
Alcippe mené yeux bandés chez une Dame (Dend hyrdinde Astrea, 1645) - Petersen Auteur : Petersen, Mattis (1614-1676), graveur à Husum

Cette notice fait partie d’une série : Dend hyrdinde Astrea, trad. danoise Søren Terkelsen, Lyckstadt, 1645 (pièce ou n° 12 / 15)

Datation : 1645

Source textuelle : L’Astrée, 1ère partie, 1607

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Londres, British Library, 12510.a.1.
Notice n° B1936   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Gravure non signée.
2. Deuxième livre de la première partie.

Analyse de l’image :
     Alcippe habillé en cavalier est conduit, les yeux bandés, chez une Dame de condition dont il ne connaît pas le nom pour un rendez-vous galant.
   
    « — Voila, dit-elle, la premiere chose que je veux que tu me promettes, qui est de ne t’enquérir point de son nom, et de tenir ceste fortune secrette ; l’autre que tu permettes que je te bouche les yeux, quand je te conduiray où elle est. Alcippe luy dit : - Pour ne m’enquerir de son nom, et de tenir cétte affaire secrette, cela feray-je fort volontiers ; mais de me boucher les yeux, jamais je ne le permettray. - Et qu’est-ce que tu *veux craindre ? dit-elle. - Je ne crains rien, respondit Alcippe, mais je veux avoir les yeux en liberté. - O jeune homme, dit la vieille, que tu es encore apprentif ! Pourquoy veux-tu faire desplaisir à une personne qui t’aime tant ? Et n’est-ce pas luy déplaire que de vouloir sçavoir d’elle plus qu’elle ne veut ? Croy moy, ne fais point de difficulté, ne doute de rien ; quel danger y peut il avoir pour toy ? Où est ce courage que ta presence promet à l’abord ? Est-il possible qu’un peril imaginé te fasse laisser un bien asseuré ? Et voyant *qu’il ne s’en esmouvoit point : - Que maudite soit la mere, dit-elle, qui te fist si beau, et si peu hardy ; sans doute et ton visage, et ton courage, sont plus de femme que de ce que tu es. Le jeune Alcippe ne pouvoit oüyr sans rire les paroles de ceste vieille en colere. En fin apres avoir quelque temps pensé en luy mesme quel ennemy il pouvoit avoir, et trouvant qu’il n’en avoit point, il se resolut d’y aller, pourveu qu’elle luy permit de porter son espee ; et ainsi se laissa boucher les yeux, et la prenant par la robe, la suivit où elle le voulut conduire. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Londres, British Library
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 25/07/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.