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Le mire au chevet de Calydon (L’Astrée, 1733, II, 1) - Gravelot
Le mire au chevet de Calydon (L’Astrée, 1733, II, 1) - Gravelot Auteur : Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Œuvre signée.
Graveur : Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755

Cette notice fait partie d’une série : L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12 (pièce ou n° 13 / 60)

Datation : 1733

Source textuelle : L’Astrée, 2ème partie, 1610 Livre 1

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Y2-7042
Notice n° B1921   (n°2 sur 23)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Comparaison avec d’autres notices : Thamire dit à Léonide son différend avec Calydon (L’Astrée, 1633, II, 1) - Lasne

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à gauche « Gravelot inv. & f. », à droite « Guelard Sculp ».
En haut à gauche « II. Part. Frontispice. »

Analyse de l’image :
    Histoire de Célidée, Thamire et Calydon.
   Thamire est le narrateur. Il héberge chez lui le jeune Calydon, qui s’éprend secrètement de Célidée. Calydon tombe malade et dépérit. Un vieux « mire » (médecin) vient à son chevet.
   
    « il voulut voir Calydon : Nous allasmes donc tous deux en sa chambre, où il luy parla quelque temps, et le considera fort longuement : il remarqua ses gestes, ses actions : luy toucha le poux, bref le tourna de tous costez pour recognoistre son mal, et apres avoir demeuré plus de deux heures aupres de luy : — Mon enfant, luy dit-il, rejouïssez-vous, et soyez certain que vous ne mourrez pas encores de cette maladie, et que j’en ay veu plusieurs attaints de mesme mal, mais je n’en vis encor jamais mourir un seul. En sortant hors de la chambre il me tira à part, et me tint ces propos : — […] Je vous diray donc que le mal qu’il a ne procede pas du corps, mais de l’esprit, et si le corps en est attaint, bref, à la tristesse qui est peinte en son visage, et à ce continuel silence, je juge qu’il est passionnément amoureux en lieu qu’il n’ose declarer, ou dont il est mal traicté. Aussi-tost que ce Myre me tint ce langage, quelque démon me mit en l’esprit, que c’estoit sans doute de la belle Celidée, et qu’à cause de la deffence que je luy en avois faicte, il ne l’osoit dire ».

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 24/07/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/12/2017
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.