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L’attaque nocturne des Indiens est repoussée (Voyages R. Boyle, 1730)
L’attaque nocturne des Indiens est repoussée (Voyages R. Boyle, 1730)
Cette notice fait partie d’une série : Les Voyages & avantures du Cap. R. Boyle, Amsterdam, 1730 (pièce ou n° 3 / 7)

Datation : 1730

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre
Notice n° B1694   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. En haut à droite au-dessus de la gravure, « Tome .I. Page 278. »

Analyse de l’image :
    Résumé du roman :
    Le narrateur a été vendu au capitaine d’un vaisseau en route pour la Virginie. Ils sont arraisonnés en route par un vaisseau Corsaire de renégats, qui les fait prisonniers et change leur route pour l’Afrique. Ils accostent à Salé. Là, le narrateur se fait embaucher comme jardinier dans la maison de campagne du capitaine corsaire, et exhume dans son jardin une fontaine avec des figures. Bien qu’enfermé la nuit dans sa chambre, il découvre par un trou dans le mur trois belles femmes, et tombe amoureux de l’une, qu’il entend parler anglais. Il lui écrit une lettre, une correspondance s’établit entre eux. Un esclave ramasse des morceaux de lettre déchirés, sans écriture.
    Le narrateur persuade son maître qu’il peut lui fabriquer une elixir d’amour pour la belle Anglaise, la préparation de cet elixir est le prétexte à plusieurs courses en ville pour préparer son évasion et celle de la jeune femme. Son maître est parti en voyage, et l’a confié à son eunuque Mirza. Ils partent enfin.
    En mer, la belle Anglaise raconte son histoire. C’est l’Histoire de Mademoiselle Villars (p. 115). Vient ensuite l’Histoire de l’esclave italien (p. 150). L’histoire principale reprend p. 167.
    Leur vaisseau en route pour Magazan croise en mer un vaisseau français : M. de St. Olon se rend à Maroc en qualité d’ambassadeur auprès de l’Empereur. Sur ce vaisseau, Boyle et Mlle Villars, la belle Anglaise deviennent mari et femme. L’ambassadeur et ses compagnons sont reçus par l’Empereur. Le narrateur décrit à cette occasion le gouvernement, les coutumes et le génie des Maures de Fez et de Maroc (p. 196). Mais l’ambassade est infructueuse et M. de St Olon demande son congé. Mlle Vilars est alors enlevée (p. 219). Boyle est dédespéré, mais Antonio, son compagbnon italien lui propose d’embarquer avec lui pour Rome. De là ils gagnent la maison où le pleure Isabelle, qui le croit mort. Il la retrouve, ainsi que son fils. Boyle visite ensuite Naples. Un moine lui apprend la mort de sa maîtresse. Boyle décide de repartir en voyage pour noyer son chagrin. Il donne à son vaisseau le nom d’Isabelle et fait voile pour l’Amérique. Interceptés par des Corsaires, ils les vainquent et joignent les Canaries et de là l’île des Perroquets. Là ils rencontrent un vaisseau anglais, commandé par le capitaine Dampier. Ils donnent une fête sur le rivage. Dampier fait chanter un eunuque angais, qui n’est autre que l’amant de la femme du maître de Boyle. Boyle révèle alors au capitaine comment l’Anglais est devenu eunuque et celui-ci raconte la fin de son aventure (p. 270).
    Le lendemain, alors que les matelots font le plein d’eau à la rivière, ils sont attaqués par des Indiens. Boyle fait lâcher les cables et dirige le bateau dans l’embouchure de la rivière, pour y récupérer ses gens.
   
   La gravure :
    Le bâtiment de Boyle s’est ensablé à l’embouchure de la rivière des Perroquets, il doit attendre la marée pour repartir et en profite pour faire le plein d’eau douce. Ils apprennent alors d’un Portugais que les Indiens avaient fait prisonnier un an auparavant, et qui a appris leur langue, que les Indiens doivent venir attaquer leur bateau à minuit. Ils se préparent donc à les recevoir.
    « A une heure après minuit, nous entendîmes le bruit que leurs Pagayes, qui sont les avitons de leurs Canots, faisoient dans l’eau ; & bientôt après nous apperçûmes environ deux cens Canots qui descendoient la Riviére. Nous les laissâmes venir à la distace de cinquante pas de notre Vaisseaux, sans tirer un seul coup ; mais alors nous fîmes un si terrible feu sur eux que nous les taillâmes presque tous en piéces. Nous prîmes un Canot, où il y avoit douze Indiens avec leur Chef. Quand le jour commença à paroître, nous fûmes étonnés de voir le carnage que nous avions fait de ces Malheureux ; les bords mêmes de la Riviere étoient teints de sang, & j’en fus saisi tout à la fois d’horreur & de pitié. Pour nous, nous n’avions pas perdu un seul homme. » (p. 278-9)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché :
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 24/06/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
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