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Avantures de la Sultane Alischak (Gueullette, Contes chinois, 1728)
Avantures de la Sultane Alischak (Gueullette, Contes chinois, 1728)
Cette notice fait partie d’une série : Contes chinois ou les avent. de Fum-Hoam, Amsterdam, Vve Desbordes, 1728 (pièce ou n° 4 / 8)

Datation : 1728

Source textuelle : Contes chinois, ou les avantures merveilleuses du mandarin Fum-hoam (1723) Avantures de la Sultane Alischak. XIVe soirée, p. 224

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Oxford, Bibliothèque de la Fondation Voltaire (Taylor Institution Library), MYLNE 467
Notice n° A7998   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : The Adventures of the Sultana Alishank (Gueulette, Chinese Tales, 1745) // The Advent. of the Sultana Alishank (Chinese Tales, Novelist’s Mag.) - Stothard

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Au-dessus de la gravure à gauche « Tom. Ier. », à droite « pag. 234. ».
La gravure n’est pas signée.
2. XIII. soirée.

Analyse de l’image :
    Face à la gravure, on peut lire le début de l’histoire suivante :
   « Avantures De la Sultane Alischak.
    Ma mere nommée Dogandar étoit fille unique d’un riche Jouailler de Ceylan, (a) homme très-severe. Elle avoit pour voisin un jeune Indien appellé Ganem, qui l’ayant vû plusieurs fois à la fenêtre en devint passionnement amoureux. Comme Ganem étoit très-bien fait, |il ne fut pas long-tems sans être aimé, & ma mere sçachant que son amant n’étoit pas assez riche pour que son pere voulût consentir à la lui donner pour épouse, resolut de fuïr avec lui, & de se retirer dans quelque Isle de l’Ocean Indien ; après avoir pris de justes mesures pour l’execution de ce projet, elle enleva tout ce qu’elle put d’or & de pierreries, & s’étant embarquée avec son amant sur un Vaisseau qui partait pour Timor ; (a) ils furent jettez par une violente tempête sur la côté de Sumatra. (b) Ma mere qui étoit grosse de moi pensa mille fois mourir dans l’agitation du Vaisseau ; elle n’eût pas plûtôt mis pied à terre, que ne voulant plus risquer sa vie sur Mer, elle proposa à Ganem de rester | dans cette Isle… »
   
   La scène qui est représentée ici se déroule deux pages plus loin. Les deux jeunes gens se font passer pour des comédiens. Dogandar accouche de la narratrice (la sultane Alischak), ils vivent à Achem pendant sept ans et épuisent progressivement leur petite fortune. Leur logeuse leur annonce alors l’arrivée de comédiens, qui pourraient bien être de la même troupe ! Dogandar rit, puis lui demande de leur réserver des places au spectacle, mais surtout de ne pas révéler leur présence ici.
    Le spectacle se révèle de bonne qualité : Dogandar propose à Ganem de s’engager dans la troupe. Ils se font comédiens avec un certain succès, et une grande réputation, car Dogandar reste fidèle et vertueuse. Alischak grandit et devient elle-même comédienne.
    Mais un accident survient, c’est le le début de la « Quatorzième soirée ». Ganem joue dans L’Innocence opprimée un amant victime des persécutions du favori du roi des Indes, qui aime sa femme. L’homme est acculé à la mort par le méchant favori.
    Dogandar joue l’épouse, et l’acteur qui joue le favori tombe réellement amoureux d’elle. Il médite de se débarrasser de Ganem pour pouvoir posséder Dogandar, aiguise la pointe émoussée du poignard de théâtre de Ganem, qui se tue réellement en jouant son suicide sur scène. Mais il a le temps de blesser son assassin, il expire en donnant le poignard à Dogandar, qui se jette sur le fourbe et le tue.
    La gravure représente ce double meurtre sur scène. A droite, Ganem suicidé malgré lui expire entre les bras de la narratrice, Alischak sa fille. A gauche, Dogandar le venge en égorgeant l’acteur du favori du roi des Indes. Voir p. 224 : « la fureur s’empara en ce moment des sens de Dogandar, elle porfita de la chute & de la blessure de l’assassin de son époux, & se jettant sur lui elle le perça en un moment de mille coups, & vengea sur le champ la mort de mon pere qui venoit d’expirer entre mes bras.
    Jamais la Scene n’avoit été si serieusement ensanglantée, elle alloit pourtant l’estre encore davantage, si me saisissant du fer dont mamere tournoit la pointe vers son cœurs, je ne le lui eusse promtement arraché. Elle se jeta alors sur le corps de mon pere en poussnat des gemissemens qui auroient attendri le splus barbares, & il n’y eut aucun des assistans qui ne versa des larmes à un Spectacle aussi touchant. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Oxford, Bibliothèque de la Fondation Voltaire (Taylor Institution Library)
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 08/08/2010
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 06/02/2019
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.