Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Découvrir le Master LIPS « Littérature et Psychanalyse »
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Voyage de Critile & d’Andrenius 2 (Dessins pour le Cabinet des Fées) - Marillier
Voyage de Critile & d’Andrenius 2 (Dessins pour le Cabinet des Fées) - Marillier Auteur : Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)

Cette notice fait partie d’une série : Marillier, Dessins pour le Cabinet des fées, 2 vol., 1785 (pièce ou n° 126 / 126)

Datation : 1785

Source textuelle : B. Gracian, El Criticon (1651, 53 et 57)

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Dessin (lavis)

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Fonds Rothschild, Picot 225
Notice n° A7929   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Au-dessus du dessin à gauche « voyage de critile et d’andrenius », à droite « n° 54 »
Légende dans le cartouche : « Il lui prit la main sans y trouver ny | poulx ny chaleur. »
2. Origine de ce livre :
[Baltasar Gracián,] El Criticon, Por Lorenzo Gracián, 3 vol. in-8°, 1651, 1653, 1657.
Trad. italienne : Il Criticon, Venise, N. Pezzana, 1685, 312p. in-4°.
Trad. française : L’homme détrompé ou le Criticon de Baltazar Gracian. Traduit de l’Espagnol [par M. de Maunoy selon la Bibliothèque universelle des romans, mai 1781], La Haye, Jacob van Ellinckhuysen, 1708, 3 vol. in-12. (1 ex. à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, L. & L. 4472).
3. Marillier réalise ce dessin pour les Voyages imaginaires, romanesques, merveilleux, allégoriques, amusans, comique et critiques, suivis des Songes et visions, et des Romans cabalistiques, Amsterdam et Paris, rue et hôtel Serpente, 1787-1789, 39 vol. in-8°.

Analyse de l’image :
    Critile est à la recherche de son ami Andrenio, séduit par une magicienne, Falsirene, qui l’a fait disparaître. N’ayant rien trouvé à Madrid, il décide de partir consulter Artemie. En chemin, il rencontre un homme qui « avoit six sens de nature, un plus que les autres » : Egenie. Egenie l’accompagne à la Cour pour trouver son ami, ésoit qu’il soit encore homme, ou qu’il soit tout-à-fait devenu bête ».
   
    « attends, repliqua Egenie, laisse-moy appliquer mon sixiéme sens, seul remede contre les charmes du sexe : voilà ce gros monceau d’ordures d’où il sort une fumée épaisse, il y a là du feu : ils jetterent tout le fumier qui bouchoit la porte d’une Cave horrible, ils l’ouvrirent avec peine, & apperceurent dedans, à la lueur d’un feu soûterrain, plusieurs corps sans ame, étendus contre terre : il y en avoit de jeunes fort bien faits ; des gens de Lettres & des sçavans, des vieillards riches, qui avoient seulement les yeux ouverts, d’autres qui les avoient bandez avec des linges rudes. En quelques-uns, il n’y avoit presque plus d’autre marque de vie que des soûpirs, ils étoient si nuds qu’on ne leur avoit pas laissé de quoy les ensevelir ; enfin vers le milieu ils trouverent Andrenio, mais si changé que Critile avoit de la peine à le reconnoître ; il se jetta sur luy, & l’embrassa en pleurant, il luy prit la main sans y toruver ny poulx ny chaleur. Cependant Egenie reconnut que la lumiere qui éclairoit ce lieu, ne venoit pas du feu, mais d’une main qui sortit de la muraille ; elle estoit entourée d’un bracelet de perles, & dans les doigts étoient des diamans qui brilloient comme autant de flambeaux, & cette lumiere produisoit un feu qui embrasoit jusqu’aux entrailles. Quelle main est-ce là demanda Critile ? ce ne peut-estre que la main d’un bourreau, répondit Egenie, puisqu’elle étouffe, & qu’elle tuë : il la toucha, & aussi-tost ils se sentirent tous deux émus. Enfin, Egenie voulut essayer s’il ne pourroit point luy ôter son feu. Vilà, dit-il, un feu de goudron, que le vent des amoureux soûpirs, & l’eau des larmes augmentent ; n’importe j’en connois le remede : en effet, il jetta de la poussiere & d ela terre dessus, & ainsi il éteignit ce feu, & dés qu’il fut éteint, tous ces Cadavres se ranimerent. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Dijon, Amélia Belin, université de Bourgogne
Traitement de l’image : Photographie numérique
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 04/08/2010
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.