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Verville au secours du Destin (Roman comique, 1794, I-4) - Le Barbier
Verville au secours du Destin (Roman comique, 1794, I-4) - Le Barbier Auteur : Barbier, Jacques, né à Paris vers 1753, élève de Lagrenée
Œuvre signée.
Graveur : Dambrun, Jean (1741-1808), graveur

Cette notice fait partie d’une série : Scarron, Le Roman comique, Paris, Didot jeune, 1794, in-8, 3 vol.
Datation : 1794

Source textuelle : Scarron, Le Roman comique (1651 et 1657) I, 15, GF, p. 149

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Versailles, Bibliothèque municipale centrale, B.P. in-8 EG 16 (fonds Pernot)
Notice n° A7231   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Légende :
[Il s’en tint fort obligé et lui dit en l’abordant :] « Vous voyez, monsieur, comme je suis assassiné dans mon logis. »
Signé sous la gravure, à gauche « le Barbier del. », à droite « Dambrun sculp. ».

Analyse de l’image :
     Le Destin continue de raconter son histoire, après l’arrivée de l’opérateur dans l’hôtellerie. Verville, l’ami du Destin, est amoureux d’une demoiselle gardée par un frère jaloux, Saldagne, qui se trouve être le brutal contre lequel le Destin s’est battu à Rome pour sauver Léonore. Verville et le Destin se sont introduits dans le jardin de Saldagne un soir pour un rendez-vous galant. Mais Saldagne survient.
    Verville réussit à escalader le mur pour sortir, mais la treille se rompt sous le poids du Destin qui le suit : Le Destin retombe dans le jardin. Blessé, le Destin se réfugie dans un cabinet qui donne sur le jardin, où Mlle de Saldagne, la maîtresse de Verville, s’est cachée. On la voit sur la gravure au fond à droite.
    Verville, comprenant que le Destin est resté coincé dans le jardin, revient à son secours. On le voit ici dans l’encadrement de la porte. Saldagne, de dos au premier plan à gauche, reconnaît Verville et, croyant que le secours est pour lui, il s’écrie : « Vous voyez, monsieur, comme je suis assassiné dans mon logis. »
    Les deux jeunes gens sans chapeau sont les laquais de Saldagne, dont les flambeaux éclairent la scène : dans le texte, il est effectivement question d’un « laquais qui portait le flambeau » (il sera assommé par le Destin) et des « autres laquais ».
    On voit nettement ici comment le dispositif agonistique du roman de chevalerie est court-circuité par le jeu visuel du nouveau dispositif scénique : au duel du Destin et de Saldagne se superpose la double effraction du regard de Mlle de Saldagne (dont il n’est pas question dans le texte) et de l’intrusion de Verville, sur laquelle Scarron se concentre : c’est elle qui motive le choix de la légende.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Cachan, Stéphane Lojkine
Traitement de l’image : Photographie numérique
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 11/09/2009
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.