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Chute feinte d’un prince amoureux (Heptaméron N42, Amsterdam, 1698)
Chute feinte d’un prince amoureux (Heptaméron N42, Amsterdam, 1698) Auteur : De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)

Cette notice fait partie d’une série : Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698 (pièce ou n° 43 / 73)

Datation : 1698

Source textuelle : Marguerite de Navarre (1492-1549), L’Heptaméron (1542-1546) Nouvelle 42, LP, p. 488

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)

Lieu de conservation : Versailles, Bibliothèque municipale centrale, F.A. in-8° E431e (2e volume)
Notice n° A6990   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Supplice de Brunehaut (H. Martin, Hist. de France, 1886) - Bayard // Le prince & la chaste jeune fille (Heptaméron, Berne, 1780, N42) - Freudeberg

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
2. 5e journée, 42e nouvelle.

Analyse de l’image :
     « Un jeune prince meit son affection en une fille, de laquelle (combien qu’elle fut de bas et pauvre lieu) ne peut jamais obtenir ce qu’il en avoit esperé, quelque poursuyte qu’il en feit. Parquoy, le prince, congnoissant sa vertu et honnesteté, laissa son entreprinse, l’eut toute sa vie en bonne estime, et luy feit de grands biens, la maryant avec un sien serviteur. »
   
   Pour se ménager un tête à tête avec la jeune fille, qui est servante chez un sommelier, le prince feint de tomber de cheval juste devant la maison de celui-ci, et s’y fait porter pour y être soigné. Mais Françoise, la servante, avertie, est introuvable :
    « C’est que, ung jour, il alla mener ses grandz chevaulx, dont il commençoit bien à sçavoir le mestier, en une grand place de la ville, devant la maison de son sommelier, où Françoise demeuroit. Et, après avoir faict maintes courses et saulx qu’elle povoit bien veoir, se laissa tumber de son cheval dedans une grand’fange, si mollement qu’il ne se feit poinct de mal : si est-ce qu’il se plaingnit assez et demanda s’il y avoit poinct de logis pour changer ses habillemens. Chascun presentoit sa maison; mais quelqu’un dist que celle du sommelier estoit la plus prochaine et la plus honneste ; aussy, fut-elle choisie sur toutes. Il trouva la chambre bien accoustrée et se despouilla en chemise, car tous ses habillemens estoient souillez de la fange ; et se meist dedans ung lict. Et, quant il veid que chascun fut retiré pour aller querir ses habillemens, exepté le gentil homme, appella son hoste et son hostesse, et leur demanda où estoit Françoise. Ilz eurent bien à faire à la trouver, car, si tost qu’elle avoit veu ce jeune prince entrer en sa maison, s’en estoit allée cacher au plus secret lieu de leans. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Traitement de l’image : Photographie numérique
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 23/06/2009
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 29/11/2018
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