Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Nouvelles notices : Térence, dix siècles d'illustration théâtrale
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
La résurrection de Lazare - Sebastiano del Piombo
La résurrection de Lazare - Sebastiano del Piombo Auteur : Sebastiano del Piombo, S. Luciani dit d’abord S. Veneziano puis (1485-1547)

Datation : entre 1517 et 1519   (date conjecturale)

Source textuelle : Évangile de Jean XI, 1-44 (Bible de Jérusalem, p. 1842)

Sujet de l’image : Sujet d’histoire sacrée. La Résurrection de Lazare

Objets indexés dans l’image :
Estrade / Pont / Tombeau, cercueil

Nature de l’image : Peinture sur toile
Technique utilisée : Transposée du bois
Dimensions :  Hauteur 381 * Largeur 289, cm

Lieu de conservation : Londres, The National Gallery, NG1 (salle 8)

Bibliographie : J Dunkerton, S Foister, N Penny, Dürer to Veronese, Londres, 1999, n° 70, p. 61
Notice n° A3404   (n°13 sur 71)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
2. En 1516, Raphaël s’établit à la cour papale à Rome. Il reçoit commande d’une Transfiguration pour la cathédrale de Narbonne (actuellement à la Pinacothèque du Vatican). En janvier 1517, S. del Piombo, qui est à Rome depuis 1511, reçoit commande pour une autre pièce d’autel, destinée à la même cathédrale, et de dimensions identiques. C’est à Narbone qu’étaient conservées les reliques de Lazare, qui, avec Marie-Madeleine, faisait l’objet dans le Languedoc d’une vénération toute particulière. On croyait qu’il était mort dans la région. Les Médicis, par ailleurs, favorisaient tout particulièrement la représentation du Christ en guérisseur, à cause du jeu medicus/Médicis.
Acheté en 1824.
3. Michel-Ange a inspiré à S. del Piombo la figure du Lazare, comme en témoigne un dessin de lui conservé au Bristish Museum.

Analyse de l’image :
     Les deux femmes du premier plan sont Marie au centre, agenouillée en jaune (« Marie, en le voyant, tomba à ses pieds », Jean, 11, 32), et sa sœur Marthe, en bleu et rouge, qui se détourne à cause de l’odeur du mort (« Seigneur, il sent déjà, c’est le quatrième jour », Jean, 11, 39). Marie est parfois identifiée à Marie-Madeleine; c’est ici la sœur de Lazare. Au-dessus du Christ, Thomas, appelé Didyme, dit aux condisciples « Allons nous aussi, pour mourir avec lui » (Jean, 11, 16). Au-dessus des apôtres, les grands prêtres et les Pharisiens, inquiets des miracles accomplis, décident la mort de Jésus (Jean 11, 47).
    La ville qui est représentée au fond de la scène est, selon le récit biblique, Jérusalem : « Béthanie était près de Jérusalem, distant d’environ quinze stades, et beaucoup d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère » (Jean 11, 18). On remarque, en haut à gauche, une arche ruinée : Sebastiano del Piombo, qui était à Rome au moment où il reçut commande de ce tableau, a peut-être identifié la Jérusalem biblique à la Rome antique dont l’humanisme renaissant redécouvrait les ruines.
    Sous le regard du Christ qui le montre du doigt, Lazare se débarrasse lui-même de ses liens, qui symbolisent les entraves dans lesquelles l’âme pécheresse de tout chrétien est prise. Il se défait lui-même, aidé d’un compagnon bien humain, gagnant lui-même son salut par la grâce que le Christ lui confère. Peut-être faut il voir là une représentation du salut influencée par les idées du mouvement évangélique qui a précédé la Réforme.
    Au fond, S. del Piombo a représenté une scène de genre : des femmes lavent du linge à la rivière. La purification n’est décidément pas affaire de miracle, mais de travail...

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Londres, The National Gallery
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://www.nationalgallery.org.uk/ (National Gallery de Londres)
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 05/05/2005
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.