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Roger & Alcine, les secrets à l’oreille (Rol. furieux Brunet 1776, ch7) - Cochin
Roger & Alcine, les secrets à l’oreille (Rol. furieux Brunet 1776, ch7) - Cochin Auteur : Cochin le jeune, Charles-Nicolas (1715-1790)
Œuvre signée.
Graveur : Ponce, Nicolas (1746-1831)

Cette notice fait partie d’une série : L’Arioste, Roland furieux, trad D’Ussieux ill Cochin/Moreau... Paris Brunet 1776 (pièce ou n° 13 / 92)

Datation : 1776   (Œuvre datée)

Source textuelle : Roland furieux, chant 07 (Roger au château de la magicienne Alcine) str. 21

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle

Objets indexés dans l’image :
Colonnes / Les personnages font cercle autour de la scène / Rideau de séparation

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Lunel, Bibliothèque municipale, Fonds Médard, G. 49
Notice n° A1293   (n°10 sur 23)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Comparaison avec d’autres notices : Alcine et Roger s’avouent leur passion mutuelle - Fragonard // Roger et Alcine - Rutilio Manetti // Alcine retrouve Roger dans sa chambre - Fragonard // Proserpine orne de fleurs le buste de Cérès sa mère (l’Été) - Vien

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé et daté sous la gravure : « C. N. Cochin del[ineavit] », à gauche ; « N. Ponce sculp[sit] 1776 » à droite.

Analyse de l’image :
         Cochin a représenté, lors du banquet offert parAlcine à Roger (str. 19-22), la scène du jeu des secrets à l’oreille: « facean, sedendo in cerchio, un giuoco lieto : / che ne l’orecchio l’un l’altro domande, / come più piace lor, quelche secreto; / il che agli amanti fu commodo grande / di scoprir l’amor lor senza divieto », ils firent, assis en cercle, un jeu plaisant : c’était, par l’oreille, de se demander l’un à l’autre, et au plaisir de chacun, quelque secret, ce qui, pour les amants, fut très commode pour se découvrir leur amour sans rencontrer d’interdit (str. 21).     L’espace restreint de la scène est au premier plan le cercle formé par les joueurs et refermé par les deux couples féminins représentés de dos sur le devant. Notre regard de spectateurs ne parvient jusqu’à Roger et à Alcine qu’après avoir franchi l’écran formé par ces deux couples. Seuls les corps délimitent l’espace restreint, en dehors de toute architecture. Les pieds qui se touchent, les têtes qui s’effleurent établissent une continuité sensible de l’écran.     À l’arrière-plan, à droite, on dresse ou au contraire plutôt on débarrasse la table du banquet. L’enfilade des colonnes, scandée par les deux jetés de rideau avant et après la salle brillamment éclairée du banquet, produit l’effet de profondeur et met en valeur la perspective : l’espace du banquet est l’espace vague.     Le moment choisi n’est pas celui où Roger se donne à Alcine après l’avoir longuement attendue dans sa chambre (Fragonard a dessiné ce moment), mais le moment encore social, encore public, du jeu libertin. Le banquet célèbre encore un Roger chevalier et renvoie par là au combat contre Eriphile au début du chant, où Roger a triomphé ; mais la scène du jeu précipite Roger vers sa propre féminisation, sa sortie de la chevalerie. Ce moment d’équilibre constitue un instant prégnant.     Noter les tuniques très dénudées et les sandales lacées des jeunes femmes, dans le style néoclassique qui s’est imposé dans les années 1760, avec Vien notamment.


Sujet de recherche : Iconographie du Roland furieux
Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Montpellier, Stéphane Lojkine
Traitement de l’image : Scanner
Photographie sur papier    Cliché n°
Localisation de la reproduction : Collection particulière
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 25/03/2003
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.