Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
La Remontrance paternelle / Scène de bordel - Gerard Terborch
La Remontrance paternelle / Scène de bordel - Gerard Terborch Auteur : Ter Borch, Gerard, ou Terburg, le jeune (1617-1681)

Datation : 1654   (date conjecturale)

Sujet de l’image : Sujet de genre. Scène d’intérieur
Dispositif : Scène (espace vague/espace restreint)

Objets indexés dans l’image :
Chien / Lit / Personnage de dos / Porte

Nature de l’image : Peinture sur toile
Dimensions :  Hauteur 71 * Largeur 73 cm

Lieu de conservation : Amsterdam, Rijksmuseum, SK-A-404
Notice n° A1081   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Les Harlowe jugent Clarisse (Clarissa, Novelist’s Mag. 1784, fig2) - Stothard // Agar - d’après Gaspard Netscher

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
3. Il existe une autre version de ce tableau à Berlin, sans la porte à droite.
Goethe aurait connu le tableau d’après la gravure de Wille, qui portait pour titre « Instruction paternelle ».

Analyse de l’image :
    Goethe, dans une page de ses Affinités électives, décrit ainsi le tableau, qu’il aurait connu d’après la gravure de Wille :
    « Un père, un noble chevalier, est assis, les jambes croisées, et semble adresser des reproches sévères à sa fille, debout devant lui. D’une taille avantageuse, vêtue d’une robe de satin blanc à grands plis, elle n’est vue que par derrière, mais toute sa pose annonce qu’elle fait un effort sur elle-même. Cependant la remontrance n’est point vive et humiliante : on le voit à la figure et au geste du père. Pour la mère, elle semble dissimuler un peu d’embarras, car elle regarde dans un verre de vin, qu’elle est sur le point de boire. »
   
   Franz Bellens, en 1911, reste encore grosso modo fidèle à l’interprétation de Goethe (Gérard Terborch, Bruxelles, G. Van Oest & Cie) :
    « Ce que révèlent cet homme assis dans une pose d’un calme déconcertant, avec ce geste de la main droite à la fois énergique et réservé, cette femme dont le regard embarrassé ne peut se détacher de son verre, ce n’est pas une faute plus ou moins grave d’une jeune femme en satin blanc. C’est tout un coin de vie concentrée et intense. Trois gestes, d’une extrême simplicité, y suffisent. La jeune femme est bien chez elle. Tout y respire son parfum. Elle n’est point volage ; sur la table, les objets de sa toilette sont rangés avec ordre. Ainsi donc, cette femme, dont la conduite mérite les reproches parternels, se trouve être d’un aspect aussi digne que la plus parfaite des épouses ; elle a sans doute des amants, elle mène une vie galante, et toute sa dissipation se trahit dans un ajustement d’un goût si sobre, dans ce miroir qui repose sur la table, comme un livre ouvert, et dans ce décor sans surcharge où l’alcôve à peine se devine... L’amour est-il donc chose si coupable, qui se consomme dans cet ordre, avec tant de mesure qu’on le croirait plutôt réglé par quelque rite austère que par le caprice ou la passion ? »
   
   Cette interprétation du tableau est abandonnée aujourd’hui, et le tableau porte au Rijksmuseum le titre de « Conversation galante ». Il s’agit là d’un euphémisme, pour une scène de bordel : devant la tenancière qui sirote un verre de vin mine de rien, un homme propose une pièce d’argent à une prostituée. Le lit est au fond. Le chien protège les femmes contre un éventuel agresseur.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Amsterdam, Rijksmuseum
Traitement de l’image : Image Web
    Commande n°     Cliché n°
Localisation de la reproduction : Base de données The Web Gallery of Art
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 11/01/2003
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.