Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Le Temps jette les noms des vies dans l’Oubli (Rolfur Venise Valgrisi 1562 ch35)
Le Temps jette les noms des vies dans l’Oubli (Rolfur Venise Valgrisi 1562 ch35) Auteur : Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)

Cette notice fait partie d’une série : Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1562, con privilegio (pièce ou n° 35 / 46)

Datation : 1562

Source textuelle : Roland furieux, chant 35 (Etiquettes sur la lune ; Combats de Bradamante)

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle
Dispositif : Composition narrative. Plusieurs épisodes

Nature de l’image : Gravure sur bois
Dimensions :  Hauteur 21,3 * Largeur 13,8 cm

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Résac yd 389
Notice n° A0621   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Le Temps jette les noms des vies dans l’Oubli (RolFur 1584 ch35) - G. Porro // Le Temps jette les noms des vies ds l’Oubli (Rol fur Brunet 1776, ch35) - Cochin // Léon retrouve Roger grâce à Mélisse (Rol. furieux Brunet 1776, ch46) - Cochin // Allégorie de la Fortune - Dosso Dossi // Les Trois Parques - Marco Bigio

Analyse de l’image :
     Au second plan à droite, se trouve le palais sur lequel s’ouvre le chant 35. Dans l’arche de gauche, saint Jean (S. G.) et Astolphe (AST. tout en bas) regardent les trois Parques filer le fil des vies : Atropos (ATRO.) tient la quenouille, Clotho (CLO.) guide le fil et Lachésis (LA. en bas) agenouillée l’enroule avec une manivelle. Dans l’arche de droite, les deux visiteurs sont arrêtés devant les mêmes Parques, cachées par la tête de l’Astolphe du premier plan, mais signifiées par leurs initiales : A. LA. et ??. Peut-être saint Jean désigne-t-il du doigt le peloton d’or plus brillant qui donnera naissance à la vie d’Hippolyte d’Este (str. 6-10).     Au premier plan à droite, Jean (GIO.) etAstolphe (AST.) s’approchent de la rive du fleuve Léthé (str. 11), où ils retrouvent le vieillard Temps (TEM., voir str. 18) jetant les noms des vies gravés sur de petits papiers enroulés. Les oiseaux avides tentent de s’emparer des noms. Parmi eux, au second plan à gauche, deux cygnes (allégories des poètes chantant la renommée des princes, voir str. 23) ont amené sur l’autre rive, vers le temple de l’immortalité (IMMOR.), les noms des vies qui seront sauvées de l’oubli (str. 15).     Une nymphe, représentée deux fois, récupère d’abord les papiers apportés par les cygnes, puis les fixe tout autour de la statue dressée sur une colonne au milieu du temple.     A la strophe 31, rupture narrative, matérialisée sur la gravure par la coupure médiane des toits du temple et du palais. A la jonction des deux toits, Bradamante, qui a rebroussé chemin de Paris vers Arles où se trouve désormais l’armée d’Agramant qu’a suivie Roger, rencontre Fleur-de-Lis (F. D.) éplorée car son amant Brandimart est retenu prisonnier par Rodomont. Bradamante épouse la cause de Fleur-de-Lis et part délivrer Brandimart de Rodomont : les deux femmes sont dessinées de dos chevauchant vers le fleuve qui sépare à nouveau en deux la gravure.     Sur la droite, Bradamante (BRA.) affronte Rodomont (RO.) sur le pont depuis lequel il garde le mausolée d’Isabelle (str. 47). On voit Rodomont tomber, toucher par l’infaillible lance d’or. Bradamante suspend alors, à droite, dans le mausolée (l’alta sepoltura, str. 52), les armes du vaincu. Noter le parallélisme avec le geste de la nymphe dans le temple de l’immortalité. L’Arioste évoque alors les autres armes des chevaliers vaincus par Rodomont et, parmi elles, celles de Sacripant, de qui Rodomont tenait son cheval Frontin (str. 54-56) : est-ce pour cette raison que Sacripant (SACRI) est représenté près du mausolée, tandis que l’icone de Bradamante maîtrisant Frontin est figurée trois fois ?     Un peu plus haut au centre, allant vers la gauche et longeant le fleuve (Lungo il fiume, str. 62), Bradamante et Fleur-de-Lis partent ensemble pour Arles (str. 59), emmenant avec elles Frontin, le cheval de Rodomont. Fleur-de-Lis compte embarquer de là pour l’Afrique, où Brandimart doit être libéré sur la parole de Rodomont.     Arles (ARLI) est représentée en haut à gauche : Fleur-de-Lis (F.D.) y mène Frontin à Roger, avec un message outrageant de la part de Bradamante, qui demande à combattre. Serpentin (SER.) se présente, tandis que les Arlésiens assistent au spectacle depuis les remparts (str. 68). Un second combat oppose Bradamante à Grandonio de Volterne (GRAN.), plus haut à droite ; un troisième l’affronte à Ferragus (FER., str. 76).     Le chant se termine sur la promesse du combat contre Roger.


Sujet de recherche : Iconographie du Roland furieux
Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Scanner
Photographie sur papier    Commande n° 2110189    Cliché n°
Localisation de la reproduction : Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 31/05/2002
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.