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Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Toulouse
à Aix

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Olympe abandonnée par Birène (Rol fur Plassan 1795, ch10) - Cipriani
Olympe abandonnée par Birène (Rol fur Plassan 1795, ch10) - Cipriani Auteur : Cipriani, Giovanni Battista (1727-1785)
Œuvre signée.
Graveur : Bartolozzi, Francesco (1725 ou 1727-1815)

Cette notice fait partie d’une série : Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Paris, Plassan, 1795, 4vol gr in-4° (pièce ou n° 20 / 92)

Datation : 1795   (date conjecturale)

Source textuelle : Roland furieux, chant 10 (Biren trahit Olympe, Roger et l’orque) st. 20-21

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle
Dispositif : Scène (espace vague/espace restreint)

Objets indexés dans l’image :
Dais / Femme étendue sur un lit / Rideau (fond de scène)

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Rés yd 91, volume 1
Notice n° A0469   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Biren trahit Olympe, Roger chez Logistille (Rolfur Venise Valgrisi 1562, ch10)  // Bacchus et Ariane - Le Sueur // L’Abandon de Psyché sur le rocher - Polydore de Caravage // Psyché abandonnée par Éros (man. de Beauvais) - Boucher // Renaud abandonne Armide (version de la villa Valmarana) - Tiepolo // Ariane à Naxos (Epîtres d’Ovide, trad. Octovien de Saint-Gelais, f°179v°) // Olympe abandonnée sur un rocher - Fragonard // Birène fait descendre Olympe (Roland furieux Franceschi 1584, ch10) - G. Porro // Le Repos pendant la fuite en Égypte - Dosso Dossi

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. En haut au centre : « CH. X. Pag. 165 ». Signé en bas à gauche « Cipriani del. », à droite « Bartholozzi sc. » 2. Gravure reprise de l’édition Baskerville/Molini, Birmingham et Paris, 1773 où elle portait le titre suivant : Che debo far ? che poss’io far qui sola ? / Chi mi da ajuto, oimè, chi mi consola ? 3. Sur le modèle d’Ariane à Naxos.

Analyse de l’image :
       Birène, qui préfère à sa jeune et héroïque épouse la fille de son ancien geôlier Cimosque, abandonne Olympe sur une île, profitant de ce qu’elle s’est endormie après avoir fait l’amour.     L’espace restreint de la scène est délimité par la draperie qui a servi de tente à Olympe et à Birène pour la nuit. La pénombre sur laquelle se détache le corps blanc d’Olympe s’oppose à la clarté du lointain dans lequel s’éloigne, à gauche, le vaisseau de Birène. Aucun regard n’est porté depuis l’espace vague vers l’espace restreint, puisque Olympe est seule, mais le croissant de lune voilé, en haut à gauche, fait pendant au visage d’Olympe enfoui dans sa main droite, en signe de désespoir.     Le moment représenté est le moment où Olympe, venant de s’éveiller, constate que Biren n’est plus à côté d’elle : de sa main gauche, elle a tâté l’emplacement vide du lit, avant de se tourner pour se lever (str. 21). Elle n’a pas encore vu le vaisseau de Biren, qui lui est caché par sa main droite et par le rideau du lit, mais son visage marque qu’elle devine déjà son malheur. Il s’agit bien là d’un instant prégnant, par lequel le dessinateur suggère à la fois ce qui s’est passé avant, la nuit avec Biren, et ce qui se passera après, lorsque Olympe découvrira que le vaisseau est parti.     Noter en bas à gauche le clou par lequel le rideau de lit est fixé au sol. Ce petit clou fait pendant à la boule de bois du pied de lit et organise la ligne de fuite pour l’œil, de la droite vers la gauche. L’enfoncement dans le lointain est en même temps glissement dans le temps, vers le futur.         Olympe appuie sa paume droite contre sa tête, faisant écran de sa main à son regard. Cet écran constitutif du dispositif scénique est redoublé par le drapé qui retombe derrière elle, et, derrière encore, par le promontoire où bientôt elle se précipitera pour supplier en criant le vaisseau de faire demi-tour (str. 34). Le bras d’Olympe, le drapé de la tente et le promontoire, imparfaitement superposés pour figurer le feuilletage du temps, séparent à droite l’espace restreint, intime, de la tente, de l’espace vague de la mer à gauche.


Sujet de recherche : Iconographie du Roland furieux
Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Scanner
Photographie sur papier    Commande n° 2110189 du 22/06/20    Cliché n°
Localisation de la reproduction : Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 31/05/2002
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 03/06/2017
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