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Utpictura18

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.

~  L’écran de Zola  ~




   « L’Écran classique est une belle feuille de talc très pure et d’un grain fin et solide, d’une blancheur laiteuse. Les images s’y dessinent nettement, au simple trait noir .... L’Écran classique est, en un mot, un verre grandissant qui développe les lignes et arrête les couleurs au passage.
   L’Écran romantique est une glace sans tain, claire, bien qu’un peu trouble en certains endroits, et colorée des sept nuances de l’arc-en-ciel .... Le mensonge de la nature y est plus heurté et plus séduisant. L’Écran romantique est, en somme, un prisme, à la réfraction puissante, qui brise tout rayon lumineux et le décompose en un spectre solaire éblouissant.
   L’Écran réaliste est un simple verre à vitre, très mince, très clair, et qui a la prétention d’tre si parfaitement transparent que les images le traversent et se reproduisent ensuite dans leur réalité. L’Écran réaliste nie sa propre existence. Vraiment, c’est là un trop grand orgueil .... Il est, certes, difficile de caractériser un Écran qui a pour qualité principale celle de n’être presque pas ; je crois cependant le bien juger en disant qu’une fine poussière grise trouble sa limpidité. Tout objet, en passant par ce milieu, y perd de son éclat ou, plutôt, s’y noircit légèrement. [...] Toutes mes sympathies, s’il faut le dire, sont pour l’Écran réaliste ; il contente ma raison, et je sens en lui des beautés immenses de solidité et de vérité. Seulement, je le répète, je ne peux l’accepter tel qu’il veut se présenter à moi ; je ne puis admettre qu’il nous donne des images vraies ; et j’affirme qu’il doit avoir en lui des propriétés particulières qui déforment les mages, et qui, par conséquent, font de ces images des œuvres d’art. »
         (Lettre à A. Valabrègue, 18 août 1864.)


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